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« EPELLE-MOI » POUR REDORER LE BLASON DE L’ÉCOLE BÉNINOISE

 eppelle moi (Akeela plus qu’une Miss beauté au pays de la Culture)

Au pays des urgences, les destinations des financements culturels frisent le détournement de deniers. Il manque ici étrangement de pertinence et d’efficience dans certains investissements. Alors que des fonds colossaux disparaissent dans l’organisation des concours de beauté, les vraies entreprises qui pourraient sortir le Bénin du désert de compétence dénoncé par le chantre de la Rupture à Paris, sont abandonnées. Si le championnat PROLAF (Promotion de la Langue Française) a été vite récupéré par la Francophonie et compte présentement 14 élèves béninois à Abidjan pour le rendez-vous international, d’autres comme « Epelle-moi » se débattent pour se pérenniser.

Appelé « Spelling Bee » par les anglo-saxons et « Epelle-moi » par les francophiles, le concours d’épellation est une compétition d’orthographe lexicale, réalisée à l’oral, et comprenant plusieurs tours. Dans ce concours, un des membres du jury (le « prononceur ») prononce un mot que le candidat-élève doit épeler à voix haute, devant un public sélect composé de parents, d’éducateurs, de membres de la presse et d’autres personnalités. Le concurrent peut demander au lecteur de répéter le mot, de le définir, de l’utiliser dans une phrase ou une expression, etc.

Plus spectaculaire et plus attractif que la dictée, il fait appel à moins de connaissances en grammaire et est ainsi accessible à un plus grand nombre d’élèves. Ce concours est une activité parascolaire hautement compétitive débutant par les présélections internes des collèges de tout le pays et culminant chaque année à une finale nationale « Epelle-moi Concours National », qui se tient à Cotonou ou dans n’importe quelle autre ville choisie par le bureau national d’organisation.

« Epelle-moi » est véritablement un concours qui vise à concerner la majorité de la population au regard de son importance pour le développement intellectuel et social des collégiens et lycéens. Il se déroule selon la méthode de l’élimination progressive à travers des « rounds ». Il se fait uniquement par voie orale. Plusieurs phases de sélection sont prévues jusqu’à la nomination du champion. On retient en cours la phase préliminaire au sein des établissements (dix candidats retenus), suivront la phase locale, la phase départementale et la phase finale qui réunira les 20 meilleurs compétiteurs provenant de l’ensemble du territoire national.

Cette tradition s’installe à petit coup dans les pays francophones tels que le Sénégal, le Togo, le Gabon, la Côte d’Ivoire, le Cameroun. Mais au Bénin c’est déjà une institution décanale qui se meurt faute d’appui conséquent des gouvernants. Nous savons être précurseurs et fossoyeurs de bonnes initiatives sur le continent. Daigne la Rupture révéler aussi notre Culture, notre excellence scolaire tant meurtrie. C’est également là… l’urgence.

Richard ADODJEVO

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