Home / Politique étranglée / Crédits FNPEEJ / FNM : LA JEUNESSE BENINOISE À LA BARRE

Crédits FNPEEJ / FNM : LA JEUNESSE BENINOISE À LA BARRE

Copy of Adidjatou Mathys(Le ver est dans le fruit)

Une jeunesse décevante

Le mal de la jeunesse trouve sa cause dans la jeunesse. Alors que le taux de chômage et de sous-emploi explosent dans le pays avec pour principales victimes, les jeunes, il est décevant de constater que c’est cette même jeunesse qui en est responsable.

A défaut d’être tous recrutés dans la Fonction Publique, nous avons applaudi les initiatives d’auto entrepreneuriat de quelques jeunes audacieux dans un environnement économique pas trop rassurant. Mieux les différents programmes de soutien à la formation et au financement initiés par les gouvernements successifs étaient de nature à faire prospérer ces affaires, petites furent-elles. Mais malheureusement certains inconscients bénéficiaires mal sélectionnés à la base se sont vite taillés la part du lion pour ne plus solder les comptes et bloquer par la même la chaine de solidarité nationale.

Une situation inquiétante

Le point de presse fait récemment par le ministre d’Etat Koupaki sur les créances du FNPEEJ en souffrance auprès des jeunes promoteurs, des petites et moyennes entreprises et des systèmes financiers décentralisés partenaires révèle à l’opinion publique en général et particulièrement à la frange qui dénonçait la gabegie … un taux de recouvrement inquiétant.

Sur les 1.150 projets de jeunes et de PME financés au cours de la première phase pour un montant global de près de 6 milliards FCFA, seulement 377.223.139 FCFA ont été remboursés ; soit 6,32% des crédits accordés. Il en est de même pour la deuxième phase où le taux de remboursement n’atteint que 39,2% en août 2016, contre une norme de 95%.

Au niveau du Fnm, la situation est quasi-identique. Après dix ans d’existence, le montant total des décaissements effectués par cette institution est de 42,9 milliards. Ses créances au 30 septembre 2016 s’élèvent à 16, 3 milliards. Le taux de créances en souffrance est donc en moyenne de 38%.

Force doit rester au recouvrement…

Les béninois n’ont pas voté à 65% la Rupture pour cautionner l’impunité. Que chaque bénéficiaire et les responsables en fonction ou non rendent gorge des insuffisances voire des dérapages qui se sont soldés par la perte de plusieurs milliards de FCFA dans les caisses de l’Etat. Qu’ils soient mis en débet immédiatement pour financer le PAG en attente exécution.

Nul ne doit rester indiffèrent devant cette situation rocambolesque de mauvaise gestion des fonds publics. Le Conseil a instruit les ministres concernés par la question, à l’effet de faire prendre des mesures nouvelles à l’encontre des débiteurs en vue de procéder au recouvrement forcé des créances. A cet effet, le chroniqueur salue la bonne foi du Gouvernement de la Rupture qui bien qu’ayant changé la tutelle ministérielle, montre de la continuité dans le recouvrement des deniers publics.

Une jeunesse coupable mais pas seule

Le tort aux ainés également. La faute à ces ir-responsables qui ont transformé l’octroi de ces crédits en un business électoral pour des fins politiciennes.

Dans une société où pendant des années, on a démontré par toutes les démagogies que seule le népotisme, la médiocratie et tous les actes de corruption primaient au détriment des principes de démocratie et d’orthodoxie financière, on ne pourrait rejeter uniquement la pierre sur la jeunesse inconsciente. Lorsque les véritables références se comptent du doigt faute de moyens pour illuminer l’ignorance, le mal entre par la grande porte. Tant que nous allons continuer à abuser de cette jeunesse employée à coller des affiches, à applaudir des discours creux de politicards aux abois…nous ne saurons jamais compter sur cette force juvénile, fer de lance du  développement.

Solution

Il n’est point question de remettre en cause l’existence de ces programmes de développement dont la mission est de faciliter l’accès des jeunes et des micro, petites et moyennes entreprises aux moyens et outils de production par le biais du crédit. Mais il est temps de mieux utiliser les fonds publics au profit de l’intérêt général.

Qu’aux vrais méritants dénichés et dans le besoin, il faudrait uniquement accorder ces prêts avec un suivi des plus rigoureux. Nous ne devrions plus nous cacher derrière la certification ISO pour ne pas mieux former notre jeunesse en manque. L’État-providence ne rime pas avec le Bénin révélé. Au travail donc…

Richard ADODJEVO

About lobby

Check Also

Copy of Patrice Talon2

L’IFU : UN INTRUMENT DE DÉVELOPPEMENT ENRHUMÉ

L’IFU : UN INTRUMENT DE DÉVELOPPEMENT ENRHUMÉ ET NÉGLIGÉ PAR L’ÉTAT … (Le Bénin n’a …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>